Bulletins de l'Ilec

Organisation, encadrement, travail

Hiérarchie pyramidale versus transversale

le 09/07/2018

Depuis une vingtaine d’années, la révolution technologique a profondément modifié l’orga-nisation du travail. Les repères traditionnels (économiques, politiques, environnementaux…) ainsi que les modèles classiques de management ont évolué parallèlement à l’arrivée de jeunes générations sur le marché du travail.

La hiérarchie pyramidale, encore prédominante dans les grands groupes et multinationales, caractérise un management “top-down” et un cloisonnement des services ne correspondant plus au contexte économique et technique. Rigidité, confusion faces aux activités et aux responsabilités, manque d’autonomie, d’implication et de créativité, en sont les principaux facteurs négatifs, que les modèles de management modernes tentent de combattre.

Désormais, flexibilité, polyvalence, autonomie, interactions sont les maîtres mots dans la gestion des activités et la prise de décision. Un flat management caractéristique du modèle startup intègre une hiérarchie organisationnelle et physique la plus plate possible ; chaque collaborateur est considéré comme un entrepreneur, responsable de ses résultats, participant pleinement aux objectifs, tâches et projets de l’entreprise : une liberté d’action et de décision qui amène à une plus grande créativité, essentielle au développement économique.

De nos jours, les jeunes attendent beaucoup des entreprises. À l’instar de leur nouvelle culture, digitale, représentée par un accès illimité et instantané à la connaissance, l’organisation du travail doit évoluer ! Il existe une multitude de nouveaux modèles de management, collaboratif, de proximité, relationnel, participatif, qui suivent et répondent aux attentes et aux besoins des nouvelles générations. L’enjeu managérial réside dans l’équilibre entre individuation et collaboration, organisation, innovation et résultats. Vouloir absolument transposer ces nouveaux modèles n’est pas aisé ni conseillé ; en effet tous ne sont pas adaptés aux besoins ni à la culture de l’entreprise. Pour attirer les nouvelles générations et les réconcilier avec le monde du travail, les grandes entreprises doivent développer et intégrer des modèles de management adaptés à leurs structures, à leurs activités et à leurs collaborateurs.

D’une activité monotâche à la polyvalence

Si chacune des générations qui se succèdent a ses propres caractéristiques, la génération Y se distingue par son rapport au travail.

Née à l’ère du numérique, les nouvelles technologies font désormais partie intégrante de son quotidien.Avec un accès à l’information immédiat, les nouvelles générations sont en attente permanente de nouvelles connaissances, ce qui les rend parfois impatientes.

Ce dernier attribut est mis en avant pour caractériser cette génération, souvent qualifiée de « zappeuse », aimant aller d’un projet à un autre. En effet, la polyvalence, l’innovation et la nouveauté vont être des points essentiels dans la recherche d’un travail. Si au premier abord ces caractéristiques semblent plutôt des atouts, c’est ce qui rendrait cette génération difficile à manager.

Assez éloignés du schéma des anciennes générations, les millenials savent qu’ils ne resteront pas dans la même entreprise durant toute leur carrière, et encore moins au même poste, changeant parfois même de secteur. De ce fait, les postes souvent monotâches proposés par les grandes entreprises ne peuvent les satisfaire. Dans leurs recherches d’emploi, le développement des aptitudes et des connaissances, mais aussi l’évolution sont des critères très importants, pour répondre à leur soif de savoir. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à participer eux-mêmes à l’évolution de leur poste, pour qu’il leur corresponde davantage.

Cette polyvalence est fondamentale, lorsque l’on sait à quel point le numérique et la robotisation évoluent rapidement et entraînent un changement fondamental dans nos sociétés. En effet, 85 % des emplois de 2030 n’existent pas encore. Dès lors, l’important n’est plus d’être un expert dans un métier, mais d’être efficace dans plusieurs. L’enjeu principal aujourd’hui est donc de se concentrer sur ce que l’on peut mieux faire que la machine, et d’acquérir de nouvelles connaissances.

M2 LMD Sorbonne

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