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Précarité des jeunes : une urgence sociale croissante, une mobilisation collective des entreprises et des associations

03/06/2026

La précarité touche aujourd’hui de plus en plus de jeunes en France. Étudiants, jeunes actifs ou en insertion, ils sont désormais parmi les publics les plus exposés aux difficultés économiques et sociales, avec des conséquences directes sur leur quotidien, leur santé et leur avenir.

La précarité des jeunes se manifeste dans toutes les dimensions de la vie quotidienne.

La précarité étudiante se manifeste clairement dans l’évolution du recours à l’aide alimentaire, avec une hausse de 28 % du nombre de jeunes accueillis par les Banques alimentaires en dix ans. Selon les données des Banques alimentaires, 85 % des jeunes disposent de moins de 200 euros pour finir le mois, et près d’un jeune sur cinq est en situation d’insécurité alimentaire. Ces contraintes budgétaires ont des impacts sur leur santé : 47 % ont déjà renoncé à des soins pour des raisons financières.

Selon le 5ème baromètre "Hygiène et précarité en France", de Dons Solidaires, les jeunes apparaissent particulièrement vulnérables face à l’inflation et à la hausse du coût de la vie. Ainsi, 60 % déclarent limiter leur consommation de produits d’hygiène, soit bien davantage que la moyenne nationale. Cette contrainte budgétaire mène à des arbitrages : 23 % des jeunes ont déjà dû choisir entre se nourrir et acheter des produits d’hygiène. Ces renoncements traduisent une précarité qui dépasse la seule question alimentaire et s’étend à des besoins essentiels du quotidien.

Cette précarisation des étudiants est d’autant plus préoccupante qu’elle s’accompagne d’un impact social et psychologique fort. Le manque de produits d’hygiène affecte directement l’estime de soi et les relations sociales. Chez les jeunes, 42 % évitent d’inviter des proches, 38 % renoncent à des rendez-vous amoureux, et 25 % ne se rendent pas à un entretien d’embauche. La difficulté d’accès aux produits essentiels du quotidien peut conduire à une véritable spirale d’exclusion.

Face à cette situation, les associations jouent un rôle déterminant.

Au sein du réseau des Banques Alimentaires environ 200 associations sont dédiées spécifiquement à l’accompagnement des jeunes, notamment sous la forme d​‌’épiceries sociales. Elles proposent un accès à des produits à prix réduit tout en maintenant une logique de choix et de dignité pour les personnes en précarité.

Au-delà de l’aide matérielle, ces dispositifs sont aussi des lieux d’accompagnement social, favorisant l’insertion et la lutte contre l’isolement.

En France, plus de 1 200 associations sont soutenues par Dons Solidaires, avec des actions allant de l’aide matérielle à l’insertion professionnelle. Parmi elles, 83 structures accompagnent spécifiquement les jeunes et les étudiants, illustrant la priorité donnée à ce public.

Et les entreprises également…

Dans cet écosystème, les entreprises fabricantes de marques, notamment celles réunies au sein de l’Ilec, jouent un rôle clé. Leur contribution s’inscrit à la fois dans une logique de solidarité et d’impact concret. En 2025, 4,7 millions de produits d’hygiène et de beauté ont été distribués grâce à Dons Solidaires, permettant d’aider 900 associations sur le terrain. Fait significatif, plus d’un tiers de ces produits proviennent directement des entreprises adhérentes de l’Ilec.

Ces dons répondent à des besoins identifiés comme prioritaires par les associations. Les produits d’hygiène et d’entretien figurent parmi les plus demandés, mais aussi parmi les plus insuffisants dans les approvisionnements. En contribuant à leur distribution, les entreprises participent directement à limiter les renoncements et leurs conséquences sociales.

L’engagement des entreprises ne se limite pas aux dons de produits. Il s’inscrit dans une logique plus large de partenariats avec les acteurs de terrain. Certaines marques contribuent également à faire émerger des enjeux encore trop peu visibles comme la précarité hygiénique, longtemps reléguée au second plan des politiques de lutte contre la pauvreté.

Ainsi, la mobilisation conjointe des associations et des entreprises constitue aujourd’hui un levier essentiel pour répondre à la précarité des jeunes. Si elle ne peut se substituer aux politiques publiques, elle joue un rôle déterminant pour apporter des solutions concrètes et immédiates, restaurer la dignité des personnes et favoriser leur insertion.

Dans un contexte où la vulnérabilité des jeunes ne faiblit pas, cette dynamique collective apparaît plus que jamais indispensable. Elle illustre aussi la capacité des entreprises de marques à s’engager au-delà de leur activité économique, en contribuant directement à la cohésion sociale.

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