C'est non. Sauf quand c'est eux.
19/06/2026
Le tableau est documenté, précis, répétitif dans sa logique. Quelques mois après la clôture, les industriels font face à un florilège de sollicitations post-accord – toutes illégales au regard du cadre en vigueur : demandes d’alignement tarifaire entre enseignes d’une même centrale d’achat délocalisée et son homologue française (l’arbitrage européen comme levier de pression), sanctions gammes dès le mois de juin - avec ou sans courrier, selon l’humeur -, opérations trade post-accord rendues obligatoires, centrales de services formulant des exigences d’une ampleur inédite (sans contrepartie, comme chaque année, la formule est rodée). Et, nouveauté dans le calendrier : une centrale d’achat qui entame dès maintenant ses campagnes de compensation de marge.
Mais le plus significatif, cette année, reste ailleurs. Des centrales qui estiment « avoir mal acheté » (sic) et constatent, selon elles, des baisses de coûts de matière - pour rouvrir des négociations pourtant closes. Des dérives tarifaires obtenues par une enseigne dans le passé, communiquées à la centrale de service, qui servent de base pour multiplier par deux ou trois les demandes adressées à d’autres industriels en 2026. Une logique de contamination, organisée, ascendante.
En face : des dirigeants de la distribution qui, quotidiennement, fustigent publiquement toute velléité de renégociation. Pendant que leurs propres structures en pratiquent plusieurs variantes simultanément - en ignorant soigneusement les hausses de coûts de transport, d’énergie et d’emballages que supportent les industriels depuis des mois.
Face à ces éléments factuels, documentés et recueillis directement auprès de nos membres, l’Ilec a saisi la DGCCRF par écrit la semaine dernière.
Ce n’est pas un signal d’alarme. C’est un constat - transmis aux autorités compétentes pour qu’elles en tirent les conséquences.