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C'est non. Sauf quand c'est eux.

19/06/2026

L​‌’encre des accords 2026 est à peine sèche. Les négociations annuelles se sont officiellement terminées fin février. Et pourtant – nos enquêtes auprès des directeurs commerciaux adhérents de l​‌’Ilec en attestent – la saison des demandes ne fait que commencer.

Le tableau est documenté, précis, répétitif dans sa logique. Quelques mois après la clôture, les industriels font face à un florilège de sollicitations post-accord – toutes illégales au regard du cadre en vigueur : demandes d​‌’alignement tarifaire entre enseignes d​‌’une même centrale d​‌’achat délocalisée et son homologue française (l​‌’arbitrage européen comme levier de pression), sanctions gammes dès le mois de juin - avec ou sans courrier, selon l​‌’humeur -, opérations trade post-accord rendues obligatoires, centrales de services formulant des exigences d​‌’une ampleur inédite (sans contrepartie, comme chaque année, la formule est rodée). Et, nouveauté dans le calendrier : une centrale d​‌’achat qui entame dès maintenant ses campagnes de compensation de marge.

Mais le plus significatif, cette année, reste ailleurs. Des centrales qui estiment « avoir mal acheté » (sic) et constatent, selon elles, des baisses de coûts de matière - pour rouvrir des négociations pourtant closes. Des dérives tarifaires obtenues par une enseigne dans le passé, communiquées à la centrale de service, qui servent de base pour multiplier par deux ou trois les demandes adressées à d​‌’autres industriels en 2026. Une logique de contamination, organisée, ascendante.

En face : des dirigeants de la distribution qui, quotidiennement, fustigent publiquement toute velléité de renégociation. Pendant que leurs propres structures en pratiquent plusieurs variantes simultanément - en ignorant soigneusement les hausses de coûts de transport, d​‌’énergie et d​‌’emballages que supportent les industriels depuis des mois.

Face à ces éléments factuels, documentés et recueillis directement auprès de nos membres, l​‌’Ilec a saisi la DGCCRF par écrit la semaine dernière.
Ce n​‌’est pas un signal d​‌’alarme. C​‌’est un constat - transmis aux autorités compétentes pour qu​‌’elles en tirent les conséquences.

CD - MM

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