Vico, transition vers une agriculture régénératrice
23/07/2026
Une marque qui tire son nom de sa ville d’origine, Vic-sur-Aisne, ne peut faire fi de son ancrage territorial, la Picardie. A Vic fut associée la lettre « O » pour coopérative, deuxième singularité de Vico, ici sur le plan de la gouvernance. C’est en 1955 qu’une coopérative d’agriculteurs est créée pour mutualiser les productions de pommes de terre. La marque de chips Vico, « le roi de la pomme de terre », nait en 1965 et la première purée de pommes de terre déshydratées, en 1969. Intégrée au groupe international allemand Intersnack depuis 1998, Vico perd son statut de coopérative mais l’une de ses deux usines de fabrication se situe toujours à Montigny-Lengrain, près de Vic-sur-Aisne [1].
Partenariat avec Covalo
L’agriculture du vivant, couplée à la responsabilité territoriale, semble le point de passage obligé de toute entreprise agroalimentaire qui fonde sa pérennité, en particulier, sur la qualité de ses produits, de ses relations avec ses fournisseurs et ses clients. Vico le prouve par sa participation, depuis février 2026, à Covalo (COllectif et VALOrisation) Hauts-de-France [2], la première coalition territoriale d’acteurs publics et privés (agriculteurs, coopératives, industriels, distributeurs, financeurs) portée par l’association Pour une Agriculture du Vivant (PADV) créée en 2018 pour accélérer la transition agroécologique à l’échelle des territoires. Grâce à son indice de régénération [3], Covalo propose une offre d’accompagnement technique individuel et collectif sur mesure alliant expertise et coordination afin de sécuriser et faciliter la transition des agriculteurs. Avec ses douze indicateurs liés à la santé des sols, des plantes et du paysage (couverture et travail du sol, cycle du carbone, gestion phytosanitaire, diversité cultivée, ressources pour la biodiversité…), l’Indice sécurise progressivement des trajectoires de progrès adaptées à chaque exploitation. Il permet d’aligner les enjeux des exploitations agricoles, des filières économiques et des territoires. La coalition répond à trois constats essentiels. Les agriculteurs ne peuvent assumer, seuls, les coûts de la transition. Le monde agricole est fragile : de nouveaux modèles doivent animer les politiques publiques et préserver les métiers, la souveraineté alimentaire et l’environnement. Enfin, la rotation engage toute la ferme et les acteurs locaux, pour accélérer la transition agroécologique tout en simplifiant les démarches pour les agriculteurs.
Ce référentiel scientifique a trois atouts majeurs : il permet de comparer les situations initiales, de suivre dans le temps les trajectoires de régénération du sol et de l’écosystème ainsi que le pilotage des décisions techniques, économiques et politiques. Un langage commun aux agriculteurs, filières, acteurs publics et financeurs, facilite l’engagement de toute la chaîne de valeur. Les exploitations peuvent mesurer et piloter leurs progrès agroécologiques. Les filières supportent les surcoûts et investissements liés aux nouvelles pratiques. Les pouvoirs publics rémunèrent les services écosystémiques. Enfin, les acteurs financiers peuvent proposer des solutions bancaires et assurantielles adaptées.
Ce partenariat atteste de la transformation durable de la filière pomme de terre vers une agriculture régénérative et confirme l’engagement de Vico auprès des 45 producteurs situés à moins de 100 km de son usine historique pour construire un modèle agricole plus durable, plus juste et plus résilient. L’enjeu, pour Vico, est de les accompagner aussi bien sur le plan technique qu’économique pour concilier leurs défis à court terme (réduction des gaz à effet de serres, GES) et ceux portant sur l’adaptation à long terme (résilience et stockage de carbone). Pour l’heure, une dizaine de producteurs de pommes de terre bénéficie, grâce à Vico, d’un « technicien agroécologique » et d’une sur-prime agroécologique de 100 €/ha pour les accompagner dans leurs changements de pratiques : couverture des sols, diversification et allongement des rotations, limite du travail du sol, amélioration de la fertilité naturelle. L’accompagnement technique est personnalisé : plans de progrès individuels, visites, groupes de travail, ingénierie agronomique multi-acteur. Sur le plan économique, chaque exploitation bénéficie de mécanismes de soutiens croisés grâce à la coopération amont–aval visant à sécuriser la transition, dont le Paiement pour Services Environnementaux. Vico entend associer 100 % de son groupement d’agriculteurs à horizon 2030. « Nous sommes extrêmement fiers de rejoindre Covalo. Ce projet collectif fait écho à l’ADN de Vico : avancer avec les agriculteurs, sur notre territoire, et bâtir ensemble un modèle de production qui respecte le climat, les sols, les femmes et les hommes qui les cultivent. Avec Covalo, nous renforçons notre responsabilité en tant que transformateur et acteur majeur de la filière pomme de terre dans les Hauts-de-France. Ensemble, nous construisons une filière performante, durable et profondément territoriale », souligne Charles-Etienne Le Renard, Président d’Intersnack France.
Global GAP, SBTi, RSE…
Dans le cadre d’une agriculture durable et raisonnée, 100 % des membres du groupement de producteurs Vico sont, aujourd’hui, certifiés Global GAP (Good Agricultural Practices), une certification visant à réduire l’impact environnemental de l’agriculture et à assurer une approche responsable pour la santé et la sécurité des producteurs. Soulignons également que dans le cadre de son programme de décarbonation, Vico est aussi engagé dans la SBTi (Science Based Target initiative) en lien avec la COP 21, avec pour objectifs de réduire les émissions de gaz à effet de serre de - 50 % d’ici 2032 sur l’activité industrielle et de - 30 % sur les activités amont (agriculture, matière première) et aval (logistique et distribution). Ajoutons qu’en 2026 le groupe Intersnack France a obtenu la Médaille d’argent EcoVadis pour l’évaluation de sa démarche RSE avec un score global de 75/100, soit une hausse de 1 point par rapport à 2024 et de 15 points depuis 2022, année où l’entreprise a rejoint l’évaluation.
Le faire-savoir du savoir-faire
La transition agroécologique mérite d’être partagée avec les consommateurs. Aussi, Vico a communiqué son ancrage picard et son engagement en faveur d’une agriculture régénérative en accueillant, le 3 juin 2026, pour la troisième année consécutive, des représentants de Carrefour [4] et plusieurs consommateurs, au sein d’une de ses exploitations agricole partenaire à Dommiers, au cœur des Hauts-de-France.. C’est au travers d’animations, d’ateliers et échanges directs avec les responsables de l’exploitation que les invités ont pu découvrir les pratiques agricoles telles que la réduction des pesticides, l’agroécologie, souvent ignorées d’eux et mieux mesurer l’impact de leur propre alimentation. Une responsabilité partagée et assumée quand ils consomment des chips. Autre manière, plus ludique, de communiquer auprès des consommateurs : le Tour de France et le Tour de France Femmes qui apportent une caisse de résonnance et un tremplin pour la marque et ses chips. Inauguré en 2025, Vico renouvelle cette année son partenariat avec sa marque de chips officielle du Tour et sa Caravane Vico formée de quinze caravaniers et six véhicules aux couleurs de la marque dont un triporteur et un foodtruck. « Notre objectif est de maximiser la visibilité de la marque Vico en pleine saison en nous associant à l’un des événements les plus attendus de l’été », justifie Charles Etienne Le Renard. « À travers le Tour de France, nous souhaitons aller au plus près des Français, dans un moment de partage qui correspond pleinement à l’ADN de Vico. Ce dispositif nous permet de créer du lien directement sur le terrain, au-delà des formats de communication traditionnels », ajoute Céline Gocht, directrice générale commerce et marketing d’Intersnack France. Vico, le « roi du Tour de France » ?