Un outil pour affiner l'information environnementale
26/05/2026
La plateforme Positive Solutions de FoodPilot est déjà utilisée par une trentaine d’acteurs des secteurs de la volaille, du porc, des produits laitiers, des fruits ou encore des plats préparés avec des groupes tels que Maïsadour, Cooperl, Eurial, Lustucru Frais, Pink Lady, Aoste ou Nutrition & Santé. Son approche repose sur la centralisation des données environnementales liées aux ingrédients, aux pratiques agricoles, à la transformation, aux emballages et à la logistique afin de calculer et suivre les performances environnementales des produits dans le temps.
FoodPilot propose son offre autour de trois niveaux de calcul. Le premier niveau repose sur des données génériques alignées avec Ecobalyse, mode de calcul officiel du CGDD et de l’Ademe ; le deuxième intègre davantage de spécificités sectorielles ; le troisième s’appuie sur des données réelles et une traçabilité complète des filières. En outre, elle va prochainement lancer un mode de calcul gratuit du « Niveau 1 » pour élargir l’accès à un premier diagnostic environnemental à toutes les entreprises. La plateforme a intégré un module d’audit opéré par Bureau Veritas afin de rendre les résultats « opposables » auprès des acheteurs, auditeurs ou ONG.
L’intérêt d’un score documenté
« L’enjeu n’est pas de produire le score le plus simple ou le moins coûteux possible », explique Sandrine Blanchemanche, directrice scientifique de FoodPilot, mais « un score robuste, documenté et capable de refléter les réalités des filières agricoles et alimentaires ». Et de compléter que « les niveaux avancés permettent enfin de rendre visibles des pratiques agroécologiques qui restaient jusqu’ici invisibles dans les approches génériques ». Les méthodes développées par l’entreprise ont également été revues par plusieurs acteurs spécialisés, parmi lesquels Evea, Carbone 4 et l’Ifip pour la filière porcine.
Cette annonce fait suite à la présentation – le 13 mai dernier - par les pouvoirs publics de la méthodologie du calcul du coût environnemental de l’alimentation [1]. L’évolution du référentiel vise notamment à mieux prendre en compte certaines pratiques agricoles telles que les haies, les prairies permanentes, la couverture des sols, la réduction des intrants chimiques ou encore la traçabilité amont. Or la plupart des calculs actuels reposerait encore sur des approches génériques fondées sur des moyennes sectorielles, susceptibles ne reflétant pas forcément fidèlement les écarts de pratiques entre filières ou producteurs. De ce fait, un même produit pourrait présenter des écarts significatifs de score entre une approche générique et une approche documentée intégrant des données réelles de terrain.
En ligne avec la version officielle
« Le danger aujourd’hui serait de standardiser le marché par le bas, avec des scores qui ne distinguent plus les entreprises réellement engagées de celles qui restent dans des moyennes sectorielles », analyse Didier Livio, cofondateur et président de FoodPilot, ajoutant qu’« une méthodologie imprécise peut décourager les investissements de transition au moment même où il faudrait les accélérer ». La méthodologie développée par FoodPilot, double lauréate du programme France 2030, repose sur la version officielle portée par l’Ademe, le CGDD (Commissariat général au développement durable) et Ecobalyse.