Négociations commerciales 2027 : l'urgence n'est plus aux déclarations, mais aux actes
03/11/2026
Mais un pacte n’a de sens que si chacun s’engage.
Alors que les coûts de production continuent d’augmenter, les filières agricoles et agroalimentaires ne peuvent plus absorber seules les conséquences des crises successives.
Et les règles existantes sont encore trop souvent contournées : en 2026, la non-négociabilité de la matière première agricole n’a été respectée que dans 37% des cas selon notre enquête.
L’Ilec demande à l’Etat 5 engagements immédiats :
- Renforcer le suivi des négociations avec les dirigeants des enseignes : deux réunions supplémentaires d’ici fin décembre, puis deux par mois en janvier et février.
- Faire respecter la sanctuarisation de la matière première agricole, en engageant des contrôles dès maintenant.
- Faire appliquer la non négociabilité des coûts des matières premières agricoles, et en matière de pénalités logistiques, tenir compte "des circonstances indépendantes de la volonté des parties" notamment lorsque les manquements résultent d’aléas agricoles.
- Sortir des centrales d’achat européennes, les produits contenant de la matière première agricole française.
- Faire appliquer sans délai l’interdiction des arrêts ou baisses anormales de commandes, face aux pratiques abusives des alliances à l’achat.
Protéger nos filières, nos capacités de production et nos emplois suppose de faire respecter les règles du jeu.
L’enjeu des négociations 2027 n’est pas seulement commercial. Il est aussi agricole, industriel et économique.
Pas besoin de nouvelles lois. Il faut appliquer celles qui existent, sans délai.
Retrouvez les 5 demandes de l’Ilec dans notre communiqué de presse ci-joint