Lettre Ilec N°97, Octobre 2002
01/10/2002
Impromptu :
Ballade de la Marge arrière
L’écart n’est pas, du bien qu’on vend,
Entre le prix et son derrière
Ce dont se soucie le chaland,
Ignorant de la marge arrière.
Or de tous les maux elle est mère,
Il n’est plus que négoce ardu :
Vienne l’hiver, où l’on espère,
Vienne enfin le gel attendu.
Derrière, le gel a bon vent
Qui ne promet trop de chimère.
Il n’est que d’ouïr le fabricant
De la marque qui désespère :
Oyez son cri d’amour de père
Pour le fils prodigue perdu :
Vienne l’hiver où se tempère
La marge en le gel attendu.
On dit qu’Ania, belle amante,
Sut se montrer habile et fière,
En donnant à ceux qu’elle tente,
Son accord à une misère.
Et obtenant qu’à son derrière
Ne pesât plus le trop-perçu,
Fit que ne s’achevât l’hiver
Sans qu’on vît le gel attendu.
Quoi ! regrette alors le marchand,
Ne faut-il plus qu’on coopère ?
J’ai plus d’un outil trébuchant
Pour vous ranimer à l’arrière !
Vrai, répond près du linéaire,
Le fabricant, bientôt rompu,
Mais vous verrez que cet hiver
Va venir le gel attendu.
Prince, ne soyez pas de pierre
En les hasards de la vertu,
Et dotez enfin cet hiver
Du bienfait d’un gel attendu.
Avec le secours de Villon, François Ehrard
Ilec