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Un ambassadeur en solution carbone de poids

24/01/2023

Comment la trajectoire carbone peut-elle s’inscrire dans l’objectif global d’une augmentation de la température sur Terre inférieure à 1,5 degré ? La réponse est le cœur de métier de Sweep.

L’Ilec (bureau RSE) recevait le 13 janvier le cabinet Sweep, spécialiste de la mesure et de la réduction de l’empreinte carbone. Avec pour éminent représentant Julien Denormandie, qui a rejoint cette entreprise peu après son départ du ministère de l’Agriculture, l’été dernier.

La question de la décarbonation est « structurante pour toutes la filière PGC », estime l’ancien ministre, et « la solution, la seule, c’est la donnée ». La méthode Sweep, avec son logiciel SAS, permet de tracer l’empreinte carbone dans toutes les bases de données disponibles, d’identifier les leviers de réduction, de convertir les données en euros (« données appuyées sur la dépense », parce que les données « physiques » ne sont pas toujours homogènes), et par là d’ actionner les leviers les plus efficaces tout en veillant aux effets sur la marge. Elle propose aux services achat le moyen de classer les fournisseurs sous le critères carbone, ainsi que des tableaux de bord par métier permettant d’embarquer tous les salariés dans la démarche de réduction.

Sweep, souligne Julien Denormandie, a été créée pour de grandes entreprises, comme dans l’industrie Saint-Gobain, à qui elle fournit une « empreinte carbone dynamique », actualisée sur un rythme mensuel. Toutes les actions de réduction y sont agrégées et mise à jour. Sweep utilise des données comparables entre concurrents, et, point crucial, des résultats auditables. Car l’attente n’a pas fini de monter en exigence.

Vers plus de complexité

Au-delà des lois Agec et Climat, ou de la directive européenne sur le reporting extra-financier, « la réglementation va s’alourdir » et gagner en complexité. Or les exigences sont aussi privées, comme l’a déjà manifesté Carrefour à l’endroit de ses fournisseurs, en attendant que les autres distributeurs lui emboîtent le pas. Le risque de les voir collecter de la donnée de façon disparate est en train de devenir un enjeu majeur pour nombre d’industriels – eux-mêmes en situation de collecteurs de données auprès de leurs propres fournisseurs. Pour Julien Denormandie, qui voit dans le fait que l’Ilec se saisisse du sujet un « signal incroyablement positif », l’effort conjugué de toutes les fédérations auprès de la distribution peut s’avérer féconde. « À la fin, ajoute-t-il, cela finira par s’harmoniser ». Mais dans l’immédiat une initiative comme celle de Carrefour, à laquelle répondre est selon lui hors de portée des PME, risque de « discréditer » l’indispensable collecte des données carbone. Seulement pour « ajouter une couche dans la négo » et « gratter de l’argent avec des pénalités environnementales ».

La loi française, estime par ailleurs Julien Denormandie, est pionnière en la matière. Et le politique se refait jour sous le consultant, quand il dit « rêver à une extra-territorialité de la loi française », ou qu’il souligne ce qui distingue Sweep de ses concurrents – Microsoft et Salesforce, pas moins – : « Nous protégeons la données selon nos normes, et c’est capital en termes de souveraineté. »

F. E.

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